Auteur : Aurélie Rochais
Editions : Editions du Panthéon
Pages : 140
La pourvoyeuse est la saga d'une famille dispersée à travers le monde par les conditions de vie actuelles.
Mathilda se donne pour but d'entretenir les liens et de maintenir des relations entre tous les siens, les pourvoyant ainsi de ce qu'elle estime être un moyen efficace pour humaniser et rendre supportable leur vie.
" Mathilda, elle, se plaît à régaler sa propre famille de toutes les meilleures offrandes de la terre. De plus, elle se préoccupe de rassembler, réconcilier, réconforter, consoler, panser les blessures ; sa sollicitude s'étend à tous les siens. "
Je tiens tout d'abord à remercier les Éditions du Panthéon pour m'avoir gentiment envoyé cet ouvrage.
Au premier abord, j'avoue ne pas avoir été captivée par la première de couverture qui est la représentation de La pourvoyeuse, peinture de l'un des plus grands peintres français du XVIIIème siècle, Jean-Siméon Chardin (Oui, j'ai été faire mes recherches... ) Enfin, on m'a toujours appris à ne pas juger sur les apparences. J'ai donc ouvert mon précieux dictionnaire afin d'y chercher la définition de pourvoyeuse. Selon lui :
Pourvoyeur, pourvoyeuse : Personne qui fournit quelque chose.
Me voilà bien avancée... Alors je me suis lancée dans la lecture de ce roman et j'ai de suite été captivée par les premières pages. Aurélie Rochais a su mettre sur papier tous les sentiments que je peux ressentir lors d'un repas de famille. J'arrivais même à sentir les odeurs de la cuisine de mamie, à entendre les disputes de mes oncles et tantes, et à me souvenir à quel point ces repas sont d'un ennui mortel (rien ne sert de dire le contraire, je sais que vous pensez tous la même chose) !
Ce que j'aime dans ce roman, c'est la légèreté avec laquelle l'auteur aborde le thème de la famille. Rien n'est jamais simple dans une famille, et pourtant, cette femme, Mathilda, ne cesse de vouloir rapprocher les membres de sa famille (soeurs, nièces, enfants). Pour elle, c'est important. On se retrouve donc plongés, le temps de 140 jolis pages, au coeur de l'histoire de cette famille.
Malgré le fait que j'ai eu du mal à m'attacher aux personnages, et m'habituer à leur prénoms (j'en étais même rendue à me demander si je devais dessiner un arbre généalogique pour mieux comprendre), j'ai trouvé ce récit touchant ! On y retrouve parfaitement ce fossé qui sépare ces générations aux mentalités différentes. Les moeurs ont évolué, il faut apprendre à l'accepter.
J'ai cependant eu du mal avec le style de narration qu'a choisi l'auteur. Plusieurs fois dans le récit, l'auteur passe de l'utilisation de la troisième personne à l'utilisation de la première personne. Et très souvent, on change de protagoniste. Là dedans, j'étais un peu perdue. Mais cela n'enlève rien au style d'écriture de l'auteur ; un vocabulaire très riche et une très belle plume pour un roman très bien écrit.

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